Le musée ferme ses portes à la fin du mois. Nous rêvions d’une grande et belle fête afin de prendre congé de notre bâtisse avec nos publics, nos amis et tous ceux – professionnels ou amateurs – qui y ont été accueillis depuis 35 ans. Covid oblige, "grande" n’est plus de mise. Mais pourquoi ne pas continuer à la rêver belle? Nous travaillons d’arrache-pied afin de concrétiser ce souhait qui nous tient vraiment à cœur. La magie de la programmation de l’événement se fait et se défait sans cesse, pour recommencer encore et toujours en fonction d’une myriade de facteurs inconnus et de changements de directives sanitaires.
Nous avons des doutes. Faut-il abandonner, tout simplement, ou au contraire, ne surtout pas lâcher? Nous persévérons. Cette fête doit être, absolument. D’abord pour envoyer le signal fort que, oui, il est possible de donner vie à ce que nous voulons en nous adaptant, et ensuite parce qu’il est impoli de tirer une porte derrière soi en ne remerciant pas les hôtes qui nous ont offert l’hospitalité. Nous avançons malgré tout, pas à pas. Finalement, nous retrouvons envers et contre tout tous ceux, ou presque, que nous voulions à nos côtés pour "éteindre la lumière". Grand moment d’émotion. De reconnaissance aussi, pour tout ce qui a été offert par cette maison à la population vaudoise dont nous sommes, et d’excitation pour ce qui nous est donné dans notre nouvel écrin.
Nous venons d’apprendre le nom du directeur général de PLATEFORME 10, et nous nous réjouissons de faire sa connaissance.